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 Détail
L'art immémorial du Dhrupad
Ustad Sayeeduddin Dagar et ses fils
L'art immémorial du Dhrupad, chant sacré de l'Inde du Nord, avec Ustad Sayeeduddin Dagar et ses fils.
Le Dhrupad est un chant sacré de l’Inde du nord dérivé des récitations védiques selon lesquelles le monde serait né des vibrations du « Om ».
La cosmologie hindoue fait remonter la naissance de l’univers au son cosmique Aum (Om) d’où le monde est issu. Cette croyance porte en elle la pureté du dhrupad, qui semble s’ordonner comme le monde est survenu puis s’est constitué dans la pensée indienne. Au tout début de l’élaboration d’un rage, le chanteur de dhrupad émet d’abord « sotto-voce » quelques deux trois notes longuement soutenues et intimement reliées par glissandi les unes aux autres. Les yeux fermés, il absorbe tout son être dans l’émission d’un son pur (nada), allant puiser le souffle jusqu’au fond du ventre, opérant une sorte d’accouchement dans lequel le souffle maîtrisé se transforme en cellules mélodiques. Lors de ce moment précieux et presque instable, situé entre terre et ciel, cette phase initiale délicate et déterminante où le raga commence juste à s’établir, le dhrupad nous convie à vivre la naissance même du chant.
A partir de là, la logique imparable du dhrupad se déploie dans sa somptuosité et son originalité unique. Les mélodies se font alors plus amples, subtilement contenues dans une ampleur méditative, les micro-tons sont finement explorés et peu à peu mis en valeur, avec leurs accents spécifiques. Délectation de la sève qui prend son chemin…la voix dans le registre grave gravit inexorablement l’échelle musicale vers le tétracorde supérieur. C’est l’alap arythmique, partie la plus prisée des connaisseurs et réputée la plus ardue. Moment de vérité, celle du corps, de l’âme, du cœur et de l’esprit. Pour l’auditeur non averti, moment d’étonnement, de perplexité fascinée.
La voix se fait plus volumineuse, les oscillations apparaissent, les plongées sidérantes dans le plus profond des graves, à couper le souffle, se font entendre. Le chanteur peut se lancer sans crainte dans les phrasés les plus complexes, pour atteindre un sommet dans la force et la dynamique foudroyantes de la fin du jor, apothéose démesurée qui conduit à la première composition chantée dans le même raga. Une seconde composition suit aussitôt, dans un cycle rythmique différent.
Le mot dhrupad vient du sanscrit dhruvapada qui signifie « poésie de forme fixe ». Il a commencé à se développer au 12è siècle pour s’épanouir dès le 16è siècle, avec Tansen, chanteur compositeur de génie à la cour de l’empereur Akbar. Le dhrupad actuel, transmis de génération en génération, se veut dépositaire de cette faste période.
Le support littéraire des dhrupads se présente sous la forme de poèmes anciens en langue braj, ancêtre de l’hindi moderne. Les thèmes en sont multiples, mythologique, philosophique, saisonnier. Ces poèmes comportent immuablement quatre strophes auxquelles correspond le développement des mélodies. Cet art de la composition des dhrupads était l’apanage des plus grands maîtres dont les noms sont connus et les oeuvres toujours chantées.
Les cycles rythmiques utilisés sont à 10, 12 ou 14 temps. Le pakhawaj sert de tambour d’accompagnement. A cette percussion majestueuse, faite d’une seule pièce munie de peaux en ses extrémités, est dévolu un grand rôle d’improvisation et il n’est pas rare que le chanteur et le percussionniste se livrent à des joutes pour se surprendre et se surpasser l’un l’autre dans cet art très mathématique de la science rythmique indienne.
Le dhrupad connaît quatre grandes écoles stylistiques dénommées bani, chacune ayant sa propre histoire et des traits esthétiques particuliers. La dagar bani est la plus célèbre, grâce sans doute aux anciens frères Dagar : dans les années 60, avec leurs joutes vocales inouïes (au sens premier de ce mot), les disques et concerts de Moïnuddin et Aminuddin Dagar, puis de leurs cousins Zia Fariduddin et Zia Mohinuddin firent découvrir à un public occidental au bord de l’hypnose l’art immémorial du Dhrupad.
Ustad Sayeeduddin Dagar, né en 1939, appartenant à la 19° génération de la famille Dagar, est aujourd’hui dépositaire des secrets et des techniques du Dhrupad. Il enseigne à l’Opéra d’Anvers.
Le concert exceptionnel que ce maître va donner pour la deuxième année consécutive dans le narthex roman de la Basilique de Vézelay est un événement à ne pas manquer. Ce concert sera enregistré et filmé pour une chaîne de télévision sur Internet.
Plein tarif : 18€, TR : 14€

Date: 31/07/2005
à 21h00
Lieu: basilique


Informations organisateur :
Nom: Association CONVERGENCES
Adresse: 29 Rue Saint-Etienne
89450 VEZELAY
Tél: 03 86 33 30 06
Email: Cliquez ici
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